Après la croissance nulle, Lecornu prépare un budget 2027 sous contrainte

Après la croissance nulle, Lecornu prépare un budget 2027 sous contrainte

« Par Patrick Lancier »

L’État entre dans la préparation du budget 2027 avec une croissance à l’arrêt. Au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut est resté stable (+0,0 %), après −0,2 % au premier, selon l’Insee le 28 août. À Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu prépare ce budget sous la contrainte de ces chiffres. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, parle déjà d’un impact « absolument terrifiant » des canicules. Le besoin de financement des administrations publiques reste à 5,1 % du PIB, comme au premier trimestre.

PIB à zéro après un premier trimestre négatif

L’Insee confirme une activité plate au printemps. Le deuxième trimestre est révisé de −0,2 point par rapport à l’estimation précédente (+0,2 %). Le premier trimestre est aussi révisé de −0,1 point. L’institut pointe une agriculture plus dégradée, liée aux canicules, et des prix des services. L’acquis de croissance pour 2026 s’établit à +0,3 %. La prévision du gouvernement pour l’année, à 0,7 %, est mise à mal. Pour l’État, le cadrage budgétaire part d’une base plus basse que prévu.

Canicules, Lescure et la feuille de route de Bercy

À l’université d’été de l’économie de demain, Lescure évoque le « premier impact concret de l’été horrible ». Il qualifie l’effet des canicules d’« impact absolument terrifiant, énorme ». Il dit que cet impact est intégré dans les prévisions de Bercy pour le prochain budget, y compris pour le troisième trimestre. France 24 reprend l’AFP. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, annonce qu’il faudra analyser les conséquences des premier et deuxième trimestres. Lecture État : la météo pèse déjà sur la trajectoire budgétaire.

Besoin de financement public stable à 5,1 % du PIB

Le besoin de financement des administrations publiques reste à 5,1 % du PIB au deuxième trimestre, comme au premier. Les recettes progressent de 2,1 milliards d’euros. Les dépenses progressent de 2,5 milliards. L’écart se creuse un peu du côté des dépenses. Le solde public 2025 reste inchangé à −5,1 % du PIB, avec une révision de +0,9 milliard d’euros en niveau. Pour Lecornu, le budget 2027 se construit donc sur une croissance nulle au printemps, un acquis faible, et un besoin de financement public qui ne se réduit pas d’un trimestre sur l’autre.

FAQ

La croissance a-t-elle redémarré au deuxième trimestre ?

Non. Le PIB est resté stable (+0,0 %) après −0,2 % au premier trimestre. Insee, 28 août 2026.

Que dit Lescure des canicules ?

Il parle d’un impact « absolument terrifiant, énorme », intégré dans les prévisions de Bercy pour le prochain budget, y compris le troisième trimestre (AFP / France 24).

Quel est le besoin de financement des administrations publiques ?

5,1 % du PIB au deuxième trimestre, comme au premier. Recettes +2,1 Md€, dépenses +2,5 Md€.

Pourquoi le budget 2027 est-il sous contrainte ?

Croissance nulle au T2, acquis 2026 à +0,3 %, prévision gouvernementale de 0,7 % mise à mal, besoin de financement public inchangé à 5,1 % du PIB.

Sources


« Par Patrick Lancier »


By admin